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冰雪与冬天旅行与冒险齐心协力

La Reine des neiges

《童年情景》作品15——异国和异国的人们

Robert Schumann
文本版本

Septième histoire — Ce qui avait eu lieu au châteauCHATEAU de la reine des neiges et ce qui eut lieu ensuite.

Les murs du château étaient faits de poussière de neige, et les fenêtres et les portes de vents mordantsvents aigres ; il y avait plus de cent salles, formées par les tourbillons de neige. La plus grande avait des lieues de long. Toutes étaient illuminées d’aurores boréales, grandes, vides, glaciales et lumineusesles tourbillons de la neige, la plus grande avait des lieues de long, toutes étaient illuminées d’aurores boréales, elles étaient grandes, vides, glaciales et lumineuses. Jamais aucun plaisir ici, pas même le moindre bal d’ours, où la tempête aurait pu souffler et les ours blancs marcher sur leurs pattes de derrière et montrer des manières distinguées ; jamais la moindre réunion de jeu où l’on se dispute et bat des mains ; jamais la moindre séance de bavardage autour du café de ces demoiselles les renardes blanches; les salles de la reine des neiges étaient vides, grandes et froides. Les aurores boréales y luisaient si exactement que l’on pouvait prévoir le moment où leur lumière était la plus vive et celui où elle l’était le moins. Au centre de l’immense salle de neige nue était un lac gelé ; la glace était brisée en mille morceaux, mais chaque morceau était tout pareil aux autres, c’était une vraie merveille. Au milieu du lac siégeaitune vraie merveille ; et au milieu du lac siégeait la reine des neiges, quand elle était chez elle, et elle disait qu’elle trônait sur le miroir de la raison, qui était unique et le meilleur de ce monde.

Illustration

Le petit Kay était tout bleu de froid, presque noir, mais il ne s’en apercevait pas, car le baiser de la reine des neiges lui avait enlevé les frissons du froidlui avait enlevé le frisson du froid, et son cœur était, autant dire, un bloc de glace. Il circulait et prenait des morceaux de glace plats et coupants, qu’il disposait de toutes les manières, car il voulait arriver à un résultat ; c’était comme lorsque nous avons de petites plaques de bois découpées dont nous formons les figures d’un jeu de puzzle chinoisdes figures que l’on appelle jeux chinois. Kay aussi formait des figures, et très compliquées, c’était le « jeu de glace de la raison » ; à ses yeux ces figures étaient remarquables et de la plus haute importance ; l’éclat de verre qu’il avait dans l’œil en était cause ! Il assemblait les morceaux pour écrire un motil composait des figures qui étaient un mot écrit, mais jamais il ne parvenait à tracer le mot que précisément il voulait, le mot : ÉternitéEternité, et la reine des neiges lui avait dit : « Si tu peux me le composer, tu seras ton propre maître et je te donnerai le monde entier et une paire de patins neufs ». Mais il ne pouvait pas.

— Je vais m’envoler vers les pays chauds, dit la reine des neiges, je veux jeter un coup d’œil dans les marmites noires. — Elle parlait des montagnes qui crachent du feu, qu’on appelle l’Etna et le Vésuve. — Je vais les blanchir un peu; ça fait partie du voyage; cela fera bien sur les citronniers et les vignes. Et la reine des neiges s’envola, et Kay resta tout seul dans la salle de glace vide, longue de nombreuses lieues ; il regardait ses morceaux de glace, il réfléchissait intensément, à en éclater. Il restait immobile et raide : on aurait cruil réfléchissait profondément, à en éclater, il demeurait immobile et raide, on aurait cru qu’il était mort de froid. Ce fut alors que la petite Gerda entra dans le château par la grande porte, qui était de vents mordantsvents aigres ; mais Gerda récita sa prière du soir, les vents tombèrent comme s’ils voulaient dormir, et elle pénétra dans les grandes salles vides; ...et elle aperçut Kay, le reconnut, lui sauta au cou, le tint serré dans ses bras, et cria : — Kay, mon gentil petit Kay, je t’ai donc retrouvé ! Mais lui resta immobile, raide et froid ; ...et Gerda pleura de chaudes larmes. Elles tombèrentet Gerda pleura de chaudes larmes, elles tombèrent sur la poitrine du garçon, parvinrent à son cœur, y firent fondre le bloc de glace, entraînèrent l’éclat de verre qui s’était logé là ; Kay la regarda et elle chanta le psaume :

Les roses poussent aux vallées,
où l’enfant Jésus vient causer.

Alors Kay versa aussi des larmes. Il en versa tellement que la poussière de verre coula de ses yeux. Il reconnut GerdaAlors Kay versa aussi des larmes, il en versa tellement que la poussière de verre coula de ses yeux, il reconnut Gerda et déborda de joie :

— Gerda ! gentille petite Gerda !... où donc as-tu été depuis si longtemps ? Et où ai-je été? — Et il regarda autour de lui.— Comme il fait froid ici ! comme c’est grand et vide !

Et il se tint serré contre Gerda, et elle riait et pleurait de joie ; leur bonheur était si parfait que même les morceaux de glace se mirent à danser de joie autour d’eux. Quand les morceaux furent fatigués et s’arrêtèrent, ils formèrent précisément le motautour d’eux, et lorsqu’ils furent fatigués et s’arrêtèrent, ils formèrent précisément le mot que la reine des neiges avait dit à Kay de composer ; il était donc son propre maître, et elle devait lui donner le monde entier et une paire de patins neufs. Et Gerda lui embrassa les jouesGerda lui baisa les joues, qui devinrent roses; elle lui embrassa les yeuxelle lui baisa les yeux, qui brillèrent comme les siens, elle embrassa ses mains et ses piedselle baisa ses mains et ses pieds, et il fut alerte et fort. La reine des neiges pouvait bien rentrer chez elle ; il avait le document qui lui rendait sa liberté, écritsa lettre de franchise écrite en brillants morceaux de glace.

Et les deux se donnèrent la main et sortirent du grand château ; ils parlaient de la grand-mèregrand’mère et des rosiers qui poussaient sur le toit ; et sur leur parcours les vents ne soufflaient pas du tout et le soleil se montrait ; et lorsqu’ils parvinrent au buisson à baies rouges, le renne était là qui les attendait. Il avait avec luile renne était là qui les attendait ; il avait avec lui une jeune femelle dont les mamelles étaient pleines de lait. Elle donnaune jeune femelle dont le pis était plein, elle donna son lait chaud aux deux enfants et les embrassa sur la boucheet les baisa sur la bouche. Et les rennes portèrent Kay et Gerda d’abord chez la Finnoisefinnoise, où ils se réchauffèrent dans la cabane et furent renseignés sur le chemin du retour, puis chez la Laponnelaponne qui leur avait cousu des vêtements neufs et avait préparé son traîneau.

Les deux rennes bondissaient à leurs côtés et les accompagnèrent jusqu’à la limite du pays, à l’endroit où perçaient les premiers bourgeons verts ; là, ils dirent au revoir aux rennes et à la Laponneils prirent congé des rennes et de la laponne. « Adieu ! » dirent-ils tous. Les premiers petits oiseaux gazouillaient, la forêt commençait à verdir, et Gerda en vit sortir un magnifique cheval qu’elle connaissait, car il avait été attelé au carrosse d’or, et il était monté par une jeune fille coiffée d’un bonnet rouge éclatant, qui avait des pistolets devant elle ; c’était la petite fille de brigand. Elle en avait eu assezc’était la petite fille de brigand ; elle en avait eu assez d’être chez elle, et voulait voyager d’abord dans le nord, et ensuite ailleurs, si le nord ne lui plaisait pas. Elle reconnut tout de suite Gerda, et Gerda la reconnut, ce fut une joie.

— Tu es drôle à trottiner comme ça, dit la fille de brigand à Kay; je me demande si tu mérites que l’on coure au bout du monde pour toi !

Gerda lui tapota la joue et la questionna sur le prince et la princesse.

— Ils sont partis à l’étranger, dit la fille de brigand.

— Et la corneille ? demanda la petite Gerda.

— La corneille est morte. La fiancée apprivoisée est veuve et porte à la patte un bout de ruban de laine noire ; elle se lamenteelle geint lamentablement, et tout ça, c’est des bêtises !... Mais raconte-moi maintenant ton histoire, et comment tu l’as retrouvé.

Et Gerda et Kay racontèrent tous les deux.

— Et voilà l’histoire finie ! dit la fille de brigand.

Elle serra la main à tous les deux, et promit que si elle passait un jour par leur ville, elle monterait leur faire une visite, puis elle repartit à cheval dans le vaste monde. Kay et Gerda marchèrent la main dans la main. Ils avançaientpuis elle s’en fut à cheval dans le vaste monde, et Kay et Gerda marchèrent la main dans la main, et ils avançaient dans un délicieux printemps verdoyant et fleuri ; les cloches des églises sonnaient, et ils reconnurent les hautes tours, la grande ville : c’était la ville qu’ils habitaient. Ils y entrèrentla grande ville, c’était la ville qu’ils habitaient, ils y entrèrent, arrivèrent à la porte de la grand-mèregrand’mère, montèrent l’escalier, ouvrirent la chambre, où tout se trouvait à la même place qu’auparavant, et la pendule disait : « dik ! dik ! » et l’aiguille tournait ; mais au moment où ils franchirent la porte, ils s’aperçurent qu’ils étaient devenus grandes personnes. Les rosiers placés sur la gouttièresur le chéneau fleurissaient dans la fenêtre ouverte, et il y avait là deux petits sièges d’enfants, et Kay et Gerda s’assirent chacun sur le sien en se tenant par la main. Ils avaient oubliéen se tenant par la main, ils avaient oublié comme un rêve pénible la froide et vide splendeur du château de la reine des neiges. La grand-mèregrand’mère était assise à la lumière du soleil de Dieu et lisait à haute voix dans la Bible : « Si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu. » Et Kay et Gerda se regardèrent dans les yeux et comprirent soudain le vieux psaume :

Les roses poussent aux vallées,
où l’enfant Jésus vient causer.

Ils étaient assis là, tous deux, grandes personnes et tout de même enfants, enfants par le cœur, et c’était l’été, l’été chaud et béni.

小测验

第 1 题,共 5 题

De quoi est fait un flocon de neige ?