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Ogres et monstresTous ensembleVoyages et aventures

Momotarô ou le Premier-né de la Pêche

Un garçon sort d’une pêche et grandit chez un vieux couple. Avec des gâteaux de millet dans sa sacoche et trois compagnons inattendus, Momotarô part pour l’île des Génies, où l’attendent d’immenses trésors.

Omoigawa — Rivière des souvenirs

Musique traditionnelle
Version du texte

Dans un certain pays,Dans une certaine contrée, vivaient autrefois un vieil homme et une vieille femme. Le vieil homme était bûcheron et passait toutes ses journées dans la forêt à couper du bois et à faire des fagots. Pendant ce temps, la vieille femme lavait du lingeblanchissait du linge.

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Un jour qu’elle lavait son linge au bord de la rivière,Un jour qu’elle était, sur le bord de la rivière, occupée à laver, son attention fut attirée par quelque chose qui passait devant elle, entraîné par le courant. C’était une pêche magnifique, qu’elle ne voulut pas laisser échapper.

Elle se mit donc à sa poursuite et réussitS’étant donc mise à sa poursuite, elle réussit à l’atteindre et à la retirer de l’eau, à l’aide d’un bâton de bambou, qui se trouva là par hasard. Elle était heureuse comme une enfant de posséder cette pêche.

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Elle eut l’idée de l’offrir au vieux bûcheron. Elle se dépêcha de finir son travail pour rentrer à la maison plus tôt. Il lui tardait de partager sa joie et son bonheur avec le vieillard.La pensée lui étant venue d’en faire présent au vieux bûcheron, elle se hâta d’achever son ouvrage pour rentrer à la maison de meilleure heure ; il lui tardait de faire partager sa joie et son bonheur au vieillard. Elle ne fut pas déçue : il fut saisi d’admiration à la vue de ce fruit merveilleux.Elle ne fut pas déçue dans son attente ; car il fut saisi d’admiration, à la vue de ce fruit merveilleux. Après l’avoir contemplé ensemble tout à leur loisirtout à leur aise, ils décident, enfin, qu’ils le partageront en deux et qu’ils en mangeront chacun une moitié.

Mais ô prodige ! À peine la pêche est-elle ouverte qu’il en sort un charmant petit garçon.Mais ô prodige ! la pêche n’est pas plus tôt ouverte qu’il en sort un charmant petit garçon. Imaginez l’étonnement des deux vieillards devant cette apparition soudaine et inattendue !Qu’on juge de l’étonnement des deux vieilles gens, à cette apparition subite et inattendue !

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Ils le regardent quelques instants en silence. Lorsqu’ils sont un peu remis de leur émotion, ils se disent : « C’est un don du ciel. Nous n’avons pas d’enfant ; adoptons celui-ci ! » Ils le prennent aussitôt dans leurs bras et le comblent de caresses.Ils le considèrent quelques instants en silence et, lorsqu’ils sont un peu remis de leur émotion,—“C’est un don du ciel, se disent-ils ; nous n’avons pas d’enfant ; adoptons celui-ci ;” ils le prennent aussitôt dans leurs bras et le comblent de caresses. Pour rappeler son origine, ils lui donnent pour nom Momotarô, qui signifie le premier-né de la Pêche, parce que, dans ce pays, la pêche se dit Momo. Grâce aux soins aussi attentifs qu’affectueux de ses parents adoptifs, sa force physique et son intelligence se développèrent vite et bien.Grâce aux soins aussi éclairés qu’affectueux qui lui furent prodigués par ses parents adoptifs, ses forces physiques ainsi que son intelligence, prirent un rapide et heureux développement.

À mesureA mesure qu’il avançait en âge, il devenait plus robuste et plus entreprenant. Aussi faisait-il la joie et la consolation des deux vieillards.

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À quelque distanceA quelque distance de l’endroit où ils demeuraient, il y avait une île, appelée Onigachima, qui était habitée par des Génies, aux immenses richessespossesseurs de richesses immenses.

Momotarô, devenu jeune homme et comptant sur sa force d’Herculesa force herculéenne, décida de se rendre dans cette îlerésolut de passer dans cette île pour s’emparer des trésors, qui y étaient amassés. Il fit part de son projet à ses parents adoptifs ; ceux-ci non seulementnon-seulement l’approuvèrent, mais se mirent immédiatement à faire les préparatifs du voyage. Quelques jours suffirent pour réunir tout le nécessaire. Momotarô dit au revoir à ses parents et se mit en route.Quelques jours ayant suffi pour réunir tout ce qui était nécessaire, Momotarô prit congé de ses parents et se mit en route.

Au moment du départ, la vieille femme lui avait remis une sacoche remplie de petits pains, appelés dangos, qu’elle avait fait cuire elle-même.

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En cheminChemin faisant, Momotarô rencontra d’abord un chien, qui lui dit :

« Momotarô, que portez-vous dans votre sacoche ? »“Momotarô, que portez-vous dans votre sacoche ?”

« Ce sont, répondit-il, des dangos faits avec le meilleur millet du Japon. »“Ce sont, répondit-il, des dangos faits avec le meilleur millet du Japon.”

« Si vous voulez m’en donner un, je vous accompagnerai », continua le chien.“Si vous voulez m’en donner un, je vous accompagnerai” continua le chien.

« Bien volontiers », fit Momotarô,“Bien volontiers,” fit Momotarô, et aussitôt, tirant un dango de sa sacoche, il le lui donna.

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Un peu plus loin, un singe et un faisan se présentèrent l’un après l’autrese présentèrent successivement sur le bord du chemin. Ils firent la même demande et la même proposition que le chien et reçurent, comme lui, chacun un dango.Ayant fait la même demande et la même proposition que le chien, ils reçurent, comme lui, chacun un dango. Puis, tout à coup et comme par enchantement, ces trois animaux se trouvèrent vêtus en guerriers.

Momotarô s’embarqua ensuite avec sa petite troupe et, après quelques jours de navigation sans encombreaprès une heureuse navigation de quelques jours, le navire aborda à l’île des Génies.

À ce momentA ce moment, la porte d’entrée du château était fermée. En un instant, ils l’enfoncèrent et se précipitèrent à l’intérieur.L’enfoncer et se précipiter à l’intérieur, ce fut l’affaire d’un instant.

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Cependant les serviteurs des Génies se jettent à la rencontre des assaillants et font tous leurs efforts pour les arrêter. Mais, malgré leur nombre, ils sont repoussésles arrêter ; mais, malgré leur nombre, ils sont refoulés et obligés de se retirer jusque dans le palais central. Akandôji, leur chef, s’y trouvait armé de sa lourde massue en fer, dont un seul coup suffisaitdont un seul coup était suffisant pour écraser un homme. Momotarô évita adroitement par son agilité plusieurs coups et réussit, à la fin, à saisir son adversaire à bras-le-corpsà bras le corps. Dès lors, la lutte ne dura plus longtemps. Akandôji ne tarda pas, en effet, à être renversé par terre, où il fut attaché si serré qu’il lui était impossible de faire un mouvementgarrotté si étroitement qu’il lui était impossible de faire un mouvement.

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Le courage et la bravourele bravoure, dont Momotarô avait fait preuve dans ce combat, lui avaient valu le respect et la sympathielui avaient acquis le respect et la sympathie du chef des Génies, qui se décida à lui livrer ses trésors.

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Sur son ordre, les serviteurs vont chercher des montagnes d’objets précieux, qu’ils étalent devant le jeune vainqueur.

Celui-ci fait un choix et, après avoir chargé son navire d’autant d’objets qu’il peut en contenirqu’il en peut contenir, il quitte l’île avec ses compagnons d’armes pour revenir chez ses parents.

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Momotarô témoignait par sa démarche noble et fière la satisfaction qu’il éprouvait d’avoir réalisé son projet. Mais il se gardait bien d’oublier ce qu’il devait à ses compagnons. Il aimait, au contraire, répéter que c’était grâce à leur aide qu’il avait réussi si vite et si facilement.Mais il n’avait garde, cependant, d’oublier ce qu’il devait à ses compagnons ; il se plaisait, au contraire, à répéter que c’était à leur concours qu’il attribuait son prompt et facile succès.

Grande fut la joie des deux vieillards, lorsqu’ils virent rentrer leur enfant sain et sauf et chargé de richesses ! Pendant plusieurs jours, ce ne furent que fêtes magnifiques, auxquelles le jeune héros invitaconvia ses parents et ses amis pour leur montrer ses trésors et leur raconter les différents événementsles divers incidents de sa glorieuse expédition.

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Grâce au bon usage qu’il fit de sa fortune, Momotarô eut la satisfaction de la voir grandir encore. Il sut aussi gagner l’estime et la confiance des autres habitants. Si bien qu’à la mort de leur chef, ils lui firent l’honneur de le choisir pour lui succéder.Par le bon usage qu’il fit de sa fortune, Momotarô eut la satisfaction de la voir s’augmenter encore ; il sut, en outre, se concilier si bien l’estime et la confiance de ses concitoyens que, à la mort de leur chef, ils l’appelèrent à l’honneur de lui succéder. Heureux Momotarô !

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Question 1 / 5

Que signifie momo en japonais ?