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仙子与魔法王子与公主

Cendrillon ou la petite pantoufle de verre

Cendrillon passe ses journées à travailler pendant que ses deux sœurs se préparent pour le bal du prince. Elle aimerait tant les accompagner ! Sa marraine la fée a justement quelques idées : une citrouille, des souris et un peu de magie vont lui être utiles. Dans ce conte de Charles Perrault, une soirée de rêve devient possible. Mais Cendrillon doit respecter une règle : partir avant minuit.

《蝴蝶》——终曲

Robert Schumann
文本版本
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Il était une fois un nobleun gentilhomme qui épousa, en se remarianten secondes noces, une femme, la plus hautaine et la plus fière qu’on ait jamais vuequ’on eût jamais vue. Elle avait deux filles du même caractère et qui lui ressemblaient en toutde son humeur et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le mari avait, de son côté, une jeune fille d’une douceur et d’une bonté exceptionnellesd’une douceur et d’une bonté sans exemple : elle tenait cela de sa mère, qui était la meilleure personne du monde.

À peine le mariage célébré,Les noces ne furent pas plus tôt faites, que la belle-mère fit éclater sa mauvaise humeur ; elle ne supportait pas les belles qualitéselle ne put souffrir les belles qualités de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles encore plus haïssables. Elle la chargea des tâches les plus ingratesdes plus viles occupations de la maison : c’était elle qui nettoyait la vaisselle et les escaliersla vaisselle et les montées, qui frottait la chambre de madame, et de mesdemoiselles ses filles. Elle dormaitde mesdemoiselles ses filles ; elle couchait tout au haut de la maison, dans un grenier, sur un mauvais matelas de pailleune méchante paillasse, alors que ses sœurs dormaientpendant que ses sœurs étaient dans des chambres parquetées, où elles avaient des lits les plus à la mode, des miroirs où elles se voyaient depuis les pieds jusqu’à la tête. La pauvre fille supportait tout avec patiencesouffrait tout avec patience, et n’osait s’en plaindre à son père qui l’aurait grondée, parce que sa femme décidait de tout à sa placeparce que sa femme le gouvernait entièrement.

Quand elle avait fini son travail, elle allait s’asseoir dans les cendres, au coin de la cheminée. C’est pourquoi on l’appelait habituellement dans la maisonLorsqu’elle avait fait son ouvrage, elle s’allait mettre au coin de la cheminée, et s’asseoir dans les cendres, ce qui faisait qu’on l’appelait communément dans le logis Cucendron. La cadette, qui n’était pas aussi grossièrequi n’était pas si malhonnête que son aînée, l’appelait Cendrillon. Cependant Cendrillon, avec ses pauvres vêtementsses méchants habits, restait pourtantne laissait pas d’être cent fois plus belle que ses sœurs, quoique vêtues très magnifiquement.

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Il arriva que le fils du roi donna un bal, et qu’il y invita toutes les personnes de la noblessequ’il en pria toutes les personnes de qualité. Nos deux demoiselles y furent aussi invitées, car elles passaient pour des personnes importantes dans le paysen furent aussi priées, car elles faisaient grande figure dans le pays. Les voilà raviesbien aises et bien occupées à choisir les habits et les coiffures qui leur iraient le mieuxleur siéraient le mieux. Nouvelle peine pour Cendrillon, car c’était elle qui repassait le linge de ses sœurs et qui plissait leurs manchettesqui godronnait leurs manchettes. On ne parlait que de la manière dont on s’habillerait. « Moi, dit l’aînée, je mettrai mon habit de velours rouge et mes ornements en dentelle d’Angleterrema garniture d’Angleterre. — Moi, dit la cadette, je n’aurai que ma jupe ordinaire ; mais en revanche,en récompense, je mettrai mon manteau à fleurs d’or et mon bijou de diamants, qui ne passe pas inaperçuma barrière de diamants, qui n’est pas des plus indifférentes. »

On envoya chercher la meilleure coiffeuse pour arranger les coiffes à deux rangs. On fit aussi acheter de faux grains de beauté chez la meilleure fabricante.On envoya quérir la bonne coiffeuse, pour dresser les cornettes à deux rangs, et on fit acheter des mouches de la bonne faiseuse. Elles appelèrent Cendrillon pour lui demander son avis, car elle avait bon goûtelle avait le goût bon. Cendrillon les conseilla le mieux du monde, et s’offrit même à les coiffer ; ce qu’elles acceptèrentce qu’elles voulurent bien.

Pendant qu’elle les coiffait, elles lui disaientEn les coiffant, elles lui disaient : « Cendrillon, serais-tu heureuseserais-tu bien aise d’aller au bal ? — Hélas, mesdemoiselles, vous vous moquez de moi, ce n’est pas une place pour moice n’est pas là ce qu’il me faut. — Tu as raison, on rirait bien si on voyait un Cucendron aller au bal. »

Une autre que Cendrillon les aurait coiffées de travers ; mais elle était bonne, et elle les coiffa parfaitement bien. Elles furent près de deux jours sans manger, tant elles étaient transportées de joie. On cassa plus de douze lacets à force de serrer leurs vêtements pour affiner leur tailleOn rompit plus de douze lacets à force de les serrer pour leur rendre la taille plus menue, et elles étaient toujours devant leur miroir.

Enfin l’heureux jour arriva ; on partit, et Cendrillon les suivit des yeux le plus longtemps qu’elle put. Lorsqu’elle ne les vit plus, elle se mit à pleurer. Sa marraine, qui la vit toute en pleurs, lui demanda ce qu’elle avait. « Je voudrais bien… je voudrais bien… » Elle pleurait si fort qu’elle ne put achever. Sa marraine, qui était fée, lui dit : « Tu voudrais bien aller au bal, n’est-ce pas ? — Hélas oui, dit Cendrillon en soupirant. — Eh bien ! seras-tu bien sageseras-tu bonne fille ? dit sa marraine ; je t’y ferai aller. »je t’y ferai aller » Elle la mena dans sa chambre, et lui dit : « Va dans le jardin et apporte-moi une citrouille. »

Cendrillon alla aussitôt cueillir la plus belle qu’elle put trouver, et la porta à sa marraine, ne pouvant deviner comment cette citrouille pourrait la conduire au balcomment cette citrouille la pourrait faire aller au bal. Sa marraine la creusa jusqu’à n’en laisser que l’écorce, puis la frappa de sa baguette. La citrouille fut aussitôt changéeSa marraine la creusa, et, n’ayant laissé que l’écorce, la frappa de sa baguette, et la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré.

Ensuite elle alla regarder dans la souricière, où elle trouva six souris toutes en vie. Elle dit à Cendrillon de lever un peu la trappe de la souricière, et, chaque fois qu’une souris sortait, elle la touchait de sa baguette. La souris se changeait aussitôt en un beau cheval :à chaque souris qui sortait, elle lui donnait un coup de sa baguette, et la souris était aussitôt changée en un beau cheval : ce qui fit un bel attelage de six chevaux, d’un beau gris de souris pommelé.

Comme elle se demandait avec quoi faire un cocherComme elle était en peine de quoi elle ferait un cocher : « Je vais voir, dit Cendrillon, s’il n’y a pas un rats’il n’y a point quelque rat dans la ratière, nous en ferons un cocher. — Tu as raison, dit sa marraine, va voir. » Cendrillon lui apporta la ratière, où il y avait trois gros rats. La fée en prit un d’entre les trois, à cause de sa superbe barbe. Elle le toucha, et il fut changésa maîtresse barbe, et l’ayant touché, il fut changé en un gros cocher, qui avait une des plus belles moustaches qu’on ait jamais vues. Ensuite elle lui dit : « Va dans le jardin, tu y trouveras six lézards derrière l’arrosoir, apporte-les-moi. » Dès qu’elle les eut apportés, la marraine les changeaapporte-les-moi. Elle ne les eut pas plus tôt apportés que la marraine les changea en six serviteurssix laquais, qui montèrent aussitôt derrière le carrosse avec leurs habits richement décorésleurs habits chamarrés, et qui s’y tenaient attachés, comme s’ils n’avaient fait que cela toute leur viecomme s’ils n’eussent fait autre chose toute leur vie.

La fée dit alors à Cendrillon : « Eh bien ! voilà de quoi aller au bal : n’es-tu pas heureusen’es-tu pas bien aise ? — Oui, mais est-ce que j’irai comme cela avec mes vilains habits ? » Sa marraine la toucha simplement avec sa baguette. Aussitôt, ses habits furent changésSa marraine ne fit que la toucher avec sa baguette, et en même temps ses habits furent changés en des habits d’or et d’argent, couverts de pierres précieuses. Elletout chamarrés de pierreries ; elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de verre, les plus jolies du monde. Quand elle fut ainsi parée, elle monta en carrosse ; mais sa marraine lui recommanda par-dessus toutsur toutes choses de partir avant minuit.de ne pas passer minuit, Elle l’avertit : si elle restait au bal un instant de plusl’avertissant que si elle demeurait au bal un moment davantage, son carrosse redeviendrait citrouille, ses chevaux des souris, ses serviteursses laquais des lézards, et ses vieux habitset que ses vieux habits reprendraient leur première forme.

Elle promit à sa marraine qu’elle ne manquerait pas de sortir du bal avant minuit. Elle part, folle de joie.Elle part, ne se sentant pas de joie. On avertit le fils du roi qu’une grande princesse inconnue venait d’arriver. Il courut l’accueillir.Le fils du roi, qu’on alla avertir qu’il venait d’arriver une grande princesse qu’on ne connaissait point, courut la recevoir ; Il lui donna la main pour l’aider à descendre du carrosseil lui donna la main à la descente du carrosse, et la mena dans la salle où se trouvaient les invitésoù était la compagnie.

Il se fit alors un grand silence ; on cessa de danser, et les violons ne jouèrent plus, tant on était attentif à admirer la grande beauté de cette inconnuecontempler les grandes beautés de cette inconnue. On n’entendait qu’un bruit confus : « Ah ! qu’elle est belle ! » Le roi même, tout vieux qu’il était, ne cessait de la regarderne laissait pas de la regarder et de dire tout bas à la reine qu’il y avait longtemps qu’il n’avait vu une si belle et si aimable personne. Toutes les dames observaient attentivementétaient attentives à considérer sa coiffure et ses habits, pour en avoir dès le lendemain de semblables, à condition de trouverpourvu qu’il se trouvât des étoffes assez belles, et des ouvriers assez habiles.

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Le fils du roi la mit à la place d’honneurla place la plus honorable, et ensuite la prit pour la mener danser. Elle dansa avec tant de grâce, qu’on l’admira encore davantage. On apporta un très beau repas léger. Le jeune prince n’en mangea pas, tant il était occupé à la regarderune fort belle collation, dont le jeune prince ne mangea point, tant il était occupé à la considérer. Elle alla s’asseoir auprès de ses sœurs et leur adressa mille paroles aimables.leur fit mille honnêtetés ; Elle partagea avec elles les oranges et les citronselle leur fit part des oranges et des citrons que le prince lui avait donnés ; ce qui les étonna fort, car elles ne la reconnaissaient paselles ne la connaissaient point.

Lorsqu’elles causaient ainsi, Cendrillon entendit sonner onze heures quarante-cinq.onze heures trois quarts ; Elle fit aussitôt une grande révérence aux invitéselle fit aussitôt une grande révérence à la compagnie, et s’en alla le plus vite qu’elle put. Dès qu’elle fut arrivée, elle alla trouver sa marraine, et après l’avoir remerciée, elle lui dit qu’elle souhaiterait bien aller encore le lendemain au bal, parce que le fils du roi l’y avait invitéel’en avait priée. Comme elle était occupée à raconter à sa marraine tout ce qui s’était passé au bal, les deux sœurs frappèrent à la porte. Cendrillon alla leur ouvrirles deux sœurs heurtèrent à la porte, Cendrillon leur alla ouvrir. « Comme vous avez mis du temps à revenirQue vous êtes longtemps à revenir ! » leur dit-elle en bâillant, en se frottant les yeux, et en s’étirant comme si elle venait de se réveilleren s’étendant comme si elle n’eût fait que de se réveiller ; elle n’avait cependant pas eu envie de dormir depuis qu’elles s’étaient quittées. « Si tu étais venue au bal, lui dit une de ses sœurs, tu ne t’y serais pas ennuyée : il y est venu la plus belle princesse, la plus belle qu’on puisse jamais voir ; elle nous a adressé mille paroles aimableselle nous a fait mille civilités ; elle nous a donné des oranges et des citrons. »

Cendrillon était folle de joieCendrillon ne se sentait pas de joie : elle leur demanda le nom de cette princesse ; mais elles lui répondirent qu’on ne la connaissait pas, que le fils du roi avait très envie de le savoiren était fort en peine, et qu’il donnerait toute chose au monde pour savoir qui elle était. Cendrillon sourit et leur dit : « Elle était donc bien belle ? Mon Dieu ! que vous êtes heureuses ! ne pourrais-je pas la voirne pourrais-je point la voir ? Hélas ! mademoiselle Javotte, prêtez-moi votre habit jaune que vous mettez tous les jours. — Vraiment, dit mademoiselle Javotte, vous rêvez ! Prêter mon habit à un vilain Cucendron comme cela ! Il faudrait que je sois bien folle. »je suis de cet avis ! prêtez votre habit à un vilain Cucendron comme cela ! il faudrait que je fusse bien folle. Cendrillon s’attendait bien à ce refus, et elle en fut ravieelle en fut bien aise ; car elle aurait été grandement embarrassée si sa sœur avait bien voulusi sa sœur eût bien voulu lui prêter son habit.

Le lendemain les deux sœurs furent au bal, et Cendrillon aussi, mais encore plus parée que la première fois. Le fils du roi fut toujours auprès d’elle, et ne cessa de lui dire des mots tendreslui conter des douceurs. La jeune demoiselle ne s’ennuyait pasne s’ennuyait point, et oublia ce que sa marraine lui avait recommandé.lui avait recommandé ; Elle entendit donc sonner le premier coup de minuit alors qu’elle croyait qu’il n’était pas encore onze heures.de sorte qu’elle entendit sonner le premier coup de minuit, lorsqu’elle ne croyait pas qu’il fût encore onze heures : Elle se leva et s’enfuitelle se leva et s’enfuit aussi légèrement qu’aurait fait une biche. Le prince la suivit, mais il ne put l’attraper. Elle laissa tomber une de ses pantoufles de verre, que le prince ramassa bien soigneusement. Cendrillon arriva chez elle, bien essoufflée, sans carrosse, sans serviteurssans laquais, et avec ses pauvres vêtementsses méchants habits. De toute sa splendeur, il ne lui restait qu’une petite pantoufle : la jumelle de celle qu’elle avait laissée tomber. ; rien ne lui étant resté de sa magnificence qu’une de ses petites pantoufles, la pareille de celle qu’elle avait laissé tomber. On demanda aux gardes de la porte du palais s’ils n’avaient pas vu sortirn’avaient point vu sortir une princesse : ils dirent qu’ils n’avaient vu sortir qu’une jeune fille très mal vêtueils n’avaient vu sortir personne, qu’une jeune fille fort mal vêtue, et qui avait plus l’air d’une paysanne que d’une demoiselle.

Quand les deux sœurs revinrent du bal, Cendrillon leur demanda si elles s’étaient encore bien diverties et si la belle dame y avait été ; elles lui dirent que oui, mais qu’elle s’était enfuie lorsque minuit avait sonné, et si viteet si promptement qu’elle avait laissé tomber une de ses petites pantoufles de verre, la plus jolie du monde. Elles ajoutèrent que le fils du roi l’avait ramassée et n’avait cessé de la regarder pendant le reste du bal. Il était sûrement très amoureuxla plus jolie du monde ; que le fils du roi l’avait ramassée, et qu’il n’avait fait que la regarder pendant tout le reste du bal, et qu’assurément il était fort amoureux de la belle personne à qui appartenait la petite pantoufle.

Elles dirent vrai ; car, peu de jours après, le fils du roi fit annoncer au son des trompettesfit publier, à son de trompe, qu’il épouserait celle à qui la pantoufle irait parfaitementcelle dont le pied serait bien juste à la pantoufle. On commença à l’essayer aux princesses, ensuite aux duchesses, et à toute la cour, mais inutilement. On l’apporta chez les deux sœurs, qui firent tout leur possible pour faire entrer leur pied dans la pantoufle, mais elles n’y arrivèrent paselles ne purent en venir à bout. Cendrillon qui les regardait, et qui reconnut sa pantoufle, dit en riant :

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« Laissez-moi voir si elle ne m’irait pas ! »Que je voie si elle ne me serait pas bonne ! Ses sœurs se mirent à rire et à se moquer d’elle. Le noble chargé de l’essayage regarda attentivement Cendrillon et la trouva très belle. Il ditLe gentilhomme qui faisait l’essai de la pantoufle ayant regardé attentivement Cendrillon et la trouvant fort belle, dit que cela était très juste, et qu’il avait ordre de l’essayer à toutes les filles. Il fit asseoir Cendrillon, et approchant la pantoufle de son petit pied, il vit qu’elle y entrait sans peine, et qu’elle y allait comme si elle avait été moulée sur luielle y était juste comme de cire. L’étonnement des deux sœurs fut grand, mais plus grand encore quand Cendrillon tira de sa poche l’autre petite pantoufle qu’elle mit à son pied. Là-dessus arriva la marraine, qui ayant donné un coup de sa baguette sur les habits de Cendrillon, les fit devenir encore plus magnifiques que tous les autres.

Alors ses deux sœurs la reconnurent pour la belle personne qu’elles avaient vue au bal. Elles se jetèrent à ses pieds pour lui demander pardon de tous les mauvais traitements qu’elles lui avaient fait subirles mauvais traitements qu’elles lui avaient fait souffrir. Cendrillon les releva et leur dit, en les embrassant, qu’elle leur pardonnait de bon cœur, et qu’elle leur demandait de toujours l’aimerqu’elle les priait de l’aimer bien toujours. On la mena chez le jeune prince, parée comme elle était. Il la trouva encore plus belle que jamais, et peu de jours après, il l’épousa. Cendrillon, qui était aussi bonne que belle, fit loger ses deux sœurs au palais, et les maria dès le jour même à deux grands seigneurs de la cour.

Moralité

Pour les femmes, la beauté est un rare trésorLa beauté pour le sexe est un rare trésor ;
On ne se lasse jamais de l’admirerDe l’admirer jamais on ne se lasse ;
Mais ce qu’on nomme bonne grâce
Est sans prix et vaut encore mieuxvaut mieux encor.
C’est ce que sa marraine donna à Cendrillon,C’est ce qu’à Cendrillon fit avoir sa marraine,
En la formant, en l’instruisant,En la dressant, en l’instruisant,
Tant et si bien qu’elle en fit une reine ;
C’est la leçon que l’on tire de ce conte.Car ainsi sur ce conte on va moralisant.
Belles, ce don vaut mieux que d’être bien coiffées ;
Pour gagner un cœur et le conquérir,Pour engager un cœur, pour en venir à bout,
La bonne grâce est le vrai don des fées ;
Sans elle on ne peut rien, avec elle on peut tout.

Autre moralité

C’est sans doute un grand avantage
D’avoir de l’esprit, du courage,
Une noble naissance, du bon sens,De la naissance, du bon sens,
Et d’autres semblables talents,
Qu’on reçoit du ciel en partage ;
Mais vous aurez beau les avoir,
Ils ne vous feront pas avancer dans la vie,Pour votre avancement ce seront choses vaines,
Si vous n’avez, pour les faire valoir,
Des parrains ou des marraines pour vous aider.Ou des parrains, ou des marraines.

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小测验

第 1 题,共 5 题

Quelle matière apparaît déjà dans le nom de la pantoufle, dans le titre de 1697 ?