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机灵的动物食人魔与怪兽

Le Maître Chat ou le Chat botté

Le plus jeune fils d’un meunier ne reçoit qu’un chat en héritage. Il pense n’avoir aucune chance de s’en sortir. Mais l’animal se met à parler et lui demande un sac et une paire de bottes : il a un plan pour faire sa fortune ! Dans ce conte de Charles Perrault, un chat plein de ruse se lance dans une aventure qui le mènera jusqu’au roi, en passant par le château d’un ogre.

猫之赋格——奏鸣曲 K.30

Domenico Scarlatti
文本版本

Un meunier ne laissa pour tous biens, à ses trois enfantsà trois enfants qu’il avait, que son moulin, son âne, et son chat. Le partage fut vite faitLes partages furent bientôt faits ; ni le notaire, ni le procureur n’y furent appelésn’y furent point appelés.

Leurs fraisIls auraient bientôt engloutiauraient eu bientôt mangé tout ce maigre héritagetout le pauvre patrimoine. L’aîné eut le moulin, le second eut l’âne, et le plus jeune n’eut que le chat.

Ce dernier ne pouvait se consoler d’avoir une part si maigreun si pauvre lot : « Mes frères, disait-il, pourront gagner leur vie honnêtement en travaillant ensembleen se mettant ensemble. Quant à moi ; pour moi, lorsque j’aurai mangé mon chat, et que je me serai fait un chauffe-mains avec sa peauun manchon de sa peau, je n’aurai plus qu’à mourir de faimil faudra que je meure de faim. »

Le chat qui entendait ce discours, mais qui n’en laissa rien paraîtrequi n’en fit pas semblant, lui dit d’un air posé et sérieux : « Ne vous attristez pasNe vous affligez point, mon maître. Vousmon maître ; vous n’avez qu’à me donner un sac et me faire fabriquer une pairefaire faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles. Vousbroussailles, et vous verrez que votre part n’est pas aussi mauvaise que vous le croyezvous n’êtes pas si mal partagé que vous croyez. »

Le maître du chat n’y croyait pas beaucoup.Quoique le maître du chat ne fît pas grand fond là-dessus, Mais il l’avait vu faire tant d’acrobatiesil lui avait vu faire tant de tours de souplesse pour attraper des rats et des sourisprendre des rats et des souris ! Il se suspendait par les pattes ou se cachait, comme quand il se pendait par les pieds ou qu’il se cachait dans la farine pour faire le mort. Le jeune homme gardait donc l’espoir que son chat l’aiderait à sortir de la misère., qu’il ne désespéra pas d’en être secouru dans sa misère.

Lorsque le chat eut ce qu’il avait demandé, il enfila fièrement ses bottesil se botta bravement. Il mit son sac à son cou, puis, et, mettant son sac à son cou, il en prit les cordons avec ses deux pattes de devant et s’en alla dans une garenne où vivaient de nombreux lapinsoù il y avait grand nombre de lapins. Il mit du son de céréales et des herbesdu son et des lacerons dans son sac. Puis il s’allongea comme s’il était mort., et, s’étendant comme s’il eût été mort, Il attendit qu’un jeune lapinil attendit que quelque jeune lapin, qui ne connaissait pas encore les ruses de ce mondepeu instruit encore des ruses de ce monde, vienne se glisservînt se fourrer dans son sac pour manger ce qu’il y avait mis.

À peine était-il couchéÀ peine fut-il couché que son piège fonctionnaqu’il eut contentement. Un jeune lapin étourdi ; un jeune étourdi de lapin entra dans son sac. Le maître chat tira aussitôt les cordons, le captura et le tua, et le maître chat tirant aussitôt les cordons le prit et le tua sans pitiésans miséricorde.

Tout fier de sa priseTout glorieux de sa proie, il s’en alla chez le roi et demanda à lui parler. On le fit monter dans l’appartement de Sa Majesté. Une fois entré, il fitOn le fit monter à l’appartement de Sa Majesté, où, étant entré, il fit une grande révérence au roi et lui dit : « Voilà, sire, un lapin de garenne que M. le marquis de Carabas (c’était le nom qu’il eut l’idée de donnerqu’il lui prit en gré de donner à son maître), m’a chargé de vous présenter de sa part. — Dis à ton maître, répondit le roi, que je le remercie, et qu’il me fait plaisir. »

Une autre fois, il alla se cacher dans un champ de blédans un blé, en gardant son sac ouvert. Lorsque, tenant toujours son sac ouvert, et, lorsque deux perdrix y entrèrenty furent entrées, il tira les cordons, et les prit toutes deux. Il alla ensuite les présenter au roi, comme il l’avait fait pour le lapin de garennecomme il avait fait du lapin de garenne. Le roi reçut encore avec plaisir les deux perdrix, et lui fit donner un pourboirelui fit donner pourboire.

Le chat continua ainsi, pendant deux ou trois mois, à porter de temps en temps au roi du gibier de la chasse de son maître. Un jour, il apprit queUn jour qu’il sut que le roi devait aller se promeneraller à la promenade sur le bord de la rivière avec sa fille, la plus belle princesse du monde. Il dit à son maîtremonde, il dit à son maître : « Si vous voulez suivre mon conseil, votre fortune est faite ! Vousvotre fortune est faite : vous n’avez qu’à vous baigner dans la rivière à l’endroit que je vous montrerai. Ensuite, laissez-moi faire., et ensuite me laisser faire. »

Le marquis de Carabas fit ce que son chat lui conseillait, sans savoir à quoi cela serviraità quoi cela serait bon. Pendant qu’ilDans le temps qu’il se baignait, le roi passale roi vint à passer, et le chat se mit à crier de toute sa force :

— Au secours ! au secours ! voilà monsieur le marquis de Carabas qui se noie !

À ce cri, le roi passaÀ ce cri le roi mit la tête par la portière. Reconnaissantà la portière, et, reconnaissant le chat qui lui avait apporté tant de fois du gibier, il ordonna à ses gardes d’allerqu’on allât vite au secours de monsieur le marquis de Carabas.

Illustration

Pendant qu’on retirait le pauvre marquis de la rivière, le chat s’approcha du carrosse. Il ditcarrosse et dit au roi que, pendant quedans le temps que son maître se baignait, des voleurs étaient venus emporteril était venu des voleurs qui avaient emporté ses habits. Il avait pourtant criéses habits, quoiqu’il eût crié au voleur ! de toute sa force, prétendait-il. En réalité, le coquinde toute sa force : le drôle les avait cachés sous une grosse pierre.

Le roi ordonna aussitôt aux serviteurs chargés de ses vêtementsaux officiers de sa garde-robe d’aller chercherquérir un de ses plus beaux habits pour M. le marquis de Carabas. Le roi lui témoigna mille attentionsfit mille caresses. Les beaux habits, et, comme les beaux habits qu’on venait de lui donner le mettaient en valeurrelevaient sa bonne mine, car il était beau et (car il était beau et bien bâtibien fait de sa personne. La fille du roi), la fille du roi le trouva tout à son goûtfort à son gré. Le marquis de Carabas, et le marquis de Carabas lui avait à peine jeténe lui eut pas jeté deux ou trois regards très respectueuxfort respectueux, et un peu tendres, qu’elle en devint amoureuse à la folie.

Le roi l’invita à montervoulut qu’il montât dans son carrosse et à participer à, et qu’il fût de la promenade. Le chat, ravi de voir que son plandessein commençait à réussir, prit les devants. Il rencontraprit les devants, et ayant rencontré des paysans qui fauchaient un pré et leur ditun pré, il leur dit : « Bonnes gens qui fauchez, dites au roisi vous ne dites au roi que le pré que vous fauchez appartient à monsieur le marquis de Carabas. Sinon, vous serezCarabas, vous serez tous hachés menu comme de la viande à pâtéchair à pâté. »

Le roi ne manqua pas de demanderne manqua pas à demander aux faucheurs à qui était ce pré qu’ils fauchaient : « C’est à M. le marquis de Carabas, » dirent-ils tous ensemble, car la menace du chat leur avait fait peur.

« Vous avez là un bel héritage, dit le roi au marquis de Carabas. — Vous voyez, sire, répondit le marquis ; c’est un pré qui rapporte beaucoupne manque point de rapporter abondamment chaque annéetoutes les années. »

Le maître chat, qui allait toujours devant, rencontra des moissonneurs, et leur dit : « Bonnes gens qui moissonnez, dites quesi vous ne dites que tous ces blés appartiennent à M. le marquis de Carabas. Sinon, vous serezCarabas, vous serez tous hachés menu comme de la viande à pâtéchair à pâté. » Le roi, qui passa un moment après, voulut savoir à qui appartenaient tous les blés qu’il voyait. « C’est à M. le marquis de Carabas », répondirentCarabas, répondirent les moissonneurs. Le roiles moissonneurs, et le roi s’en réjouit encore avec le marquis. Le chat, qui allait devant le carrosse, disait toujours la même chose à tous ceux qu’il rencontrait. Le roiceux qu’il rencontrait, et le roi était étonné des richesses dedes grands biens de M. le marquis de Carabas.

Le maître chat arriva enfin dans un beau château. Le propriétaire du château était, dont le maître était un ogre, le plus riche qu’on ait jamais vu. Toutes les terres ; car toutes les terres par où le roi avait passé dépendaient de ce châteauétaient de la dépendance de ce château.

Le chat prit soin de se renseigner sur cet ogre et sur ses pouvoirs.Le chat, qui eut soin de s’informer qui était cet ogre, et ce qu’il savait faire, Puis il demanda à lui parler, en disantdemanda à lui parler, disant qu’il n’avait pas voulu passer si près de son château, sans avoir l’honneur de lui faire la révérence.

L’ogre le reçut aussi polimentcivilement que le peut un ogre, et l’invita à se reposerle fit reposer. « On m’a assuré, dit le chat, que vous aviez le don de vous changer en toute sorte d’animaux. Vous pouvez par exemple ; que vous pouviez par exemple vous transformer en lion, en éléphant ? — C’est vraiCela est vrai, répondit l’ogre brusquement. Pour vous le montrer,brusquement, et pour vous le montrer, vous allez me voir devenir un lionvous m’allez voir devenir lion. » Le chat fut si effrayé de voir un lion devant lui, qu’il grimpa aussitôt jusqu’aux gouttièresil gagna aussitôt les gouttières. Ce fut difficile et dangereux : ses bottes, non sans peine et sans péril, à cause de ses bottes n’étaient pas faites pourqui ne valaient rien pour marcher sur les tuiles.

Quelque tempsQuelques temps après, le chat vit que l’ogrele chat, ayant vu que l’ogre avait repris son apparence habituelleavait quitté sa première forme. Il descendit et avoua, descendit et avoua qu’il avait eu bien peur. « On m’a dit autre chose, reprit le chat, mais j’ai du mal à le croire. Il paraît queOn m’a assuré encore, dit le chat, mais je ne saurais le croire, que vous avez aussi le pouvoirvous aviez aussi le pouvoir de prendre la forme d’animaux minusculesdes plus petits animaux. En rat ou en souris, par exemple, par exemple, de vous changer en un rat, en une souris. Je vous avoue que je trouve cela ; je vous avoue que je tiens cela tout à fait impossible. — Impossible ? reprit l’ogre. Vous allez voir ! » Aussitôt, ilreprit l’ogre, vous allez voir, » et en même temps il se changea en une souris, qui se mit à courir sur le plancher. Dès qu’il l’aperçut, le chatLe chat ne l’eut pas plus tôt aperçue qu’il se jeta dessus, et la mangea.

Pendant ce temps, le roi vitCependant le roi, qui vit en passant le beau château de l’ogre et voulut y entrerl’ogre, voulut entrer dedans. Le chat entendit le carrosse passer sur le pont-levis. IlLe chat, qui entendit le bruit du carrosse qui passait sur le pont-levis, courut à sa rencontrecourut au-devant et dit au roi : « Bienvenue, Votre Majesté,Votre Majesté soit la bienvenue dans le château de monsieur le marquis de Carabas. — Comment, monsieur le marquis ! s’écria le roi. Cemarquis, s’écria le roi, ce château est aussi à vousest encore à vous ! Il n’y a rien de plus beau queIl ne se peut rien de plus beau que cette cour et que tous ces bâtiments qui l’entourentl’environnent. Visitons leur intérieur ; voyons-les dedans, s’il vous plaît. »

Le marquis donna la main à la jeune princesse. Ils suivirent le roi, qui montait le premier, et entrèrent, et suivant le roi, qui montait le premier, ils entrèrent dans une grande salle. Ils y trouvèrent, où ils trouvèrent un magnifique repas légerune magnifique collation que l’ogre avait fait préparer pour ses amis. Ceux-ci devaient venir le voir ce jour-là, maisses amis qui le devaient venir voir ce même jour-là, mais qui n’avaient pas osé entrer, sachant que le roi y était. Le roi était charmé des qualités deLe roi charmé des bonnes qualités de monsieur le marquis de Carabas, tout comme sa fille, qui en était folle, de même que sa fille qui en était folle. Il admirait aussi ses richesses., et voyant les grands biens qu’il possédait, Après avoir bu cinq ou six verres, il lui ditlui dit, après avoir bu cinq ou six coups : « Il ne tient qu’à vous, monsieur le marquis, de devenir mon gendre.Il ne tiendra qu’à vous, monsieur le marquis, que vous ne soyez mon gendre. » Le marquis fit de grandes révérences et acceptaLe marquis, faisant de grandes révérences, accepta l’honneur que lui faisait le roi. Le jour même, il, et, dès le même jour, il épousa la princesse. Le chat devint grand seigneur et ne courut plus après les souris que pour se divertir.

Moralité

Même si c’est un avantageQuelque grand soit l’avantage
De recevoir un riche héritageDe jouir d’un riche héritage
Venant à nous de père en fils,
Pour les jeunes, le plus souventAux jeunes gens pour l’ordinaire,
L’ingéniositéL’industrie et le savoir-faire
Valent mieux que des biens acquis.

Autre moralité

Si le fils d’un meunierSi le fils d’un meunier, avec tant de vitesse,
Gagne si vite le cœur d’une princesse,Gagne le cœur d’une princesse,
Et qu’elle le regardeEt s’en fait regarder avec des yeux pleins d’amourdes yeux mourants,
C’est que l’habit, l’allurela mine et la jeunesse,
Pour inspirer de la tendresse,
Ne comptent pas toujours pour rien.N’en sont pas des moyens toujours indifférents.

小测验

第 1 题,共 5 题

À quoi servait le talon d’une botte de cavalier persan ?