La Légende du manioc
Près de Santarém, la fille d’un chef attend un enfant dont la naissance étonnera les villages voisins. Cette légende raconte l’histoire de la petite Mani et donne une origine merveilleuse au manioc.
阅读提示: Ce conte évoque des menaces et des violences familiales, ainsi que la mort d’un jeune enfant.
下雪了!
Un jour, il y a bien longtemps de cela, la fille d’un chef indienla fille d’un tuchaua, d’un chef indien qui habitait près de l’endroit où se trouvedans les parages où s’élève aujourd’hui la ville de Santarem1, se retrouve enceintese trouve enceinte.
Le père jure de se venger de l’homme qui a apporté le déshonneur dans sa cabane. Il questionne sa fille. Prières, menaces, châtiments, rien ne réussit à lui faire révéler son secretarracher son secret. Elle affirme qu’elle n’a jamais connu aucun homme, que jamais aucun homme n’a approché d’elle.
Le père, désespéré, était tout décidé à la mettre à mort.
Un homme blanc se présenta. Il dit à l’Indien qu’il ne devait pas tuer sa fille, parce qu’elle était innocente, et que jamais aucun homme n’avait approché d’elle. Le père le crut et attendit.
Au bout de neuf mois, la jeune Indienne mit au monde une petite fille, belle comme un petit angebelle comme les amours, et blanche comme les fleurs d’eau. Toutes les tribus voisines restèrent frappées d’étonnement.
De loin, on venait voir la petite fille à la peau blanche, dont l’apparence était nouvelle et inconnue pour euxla petite blanche, doux rejeton d’une race nouvelle et inconnueExplication : La classification raciale de l’enfant est adoucie. Sa peau blanche, l’étonnement des visiteurs et les faits de cette version sont conservés.. On lui donna le nom de Mani. Elle marchait et parlait dès le premier jour. Elle souriait à tous tristement.
Au bout d’un an, elle mourut sans maladie, sans souffrances. On l’enterra dans le jardin de la maison. Selon la coutume de ses aïeux, chaque jour, on découvrait la sépulture et on l’arrosait. Un jour, on trouva la fosse entrouverteentr’ouverte, et dans la fosse une petite plante que nul ne connaissait et que nul n’osa arracher. La plante grandit, porta des fleurs et des fruits. Les oiseaux de la forêt qui en mangeaient étaient ivres. Puis, la terre se fendit, et une belle racine apparut au fond de la terre.
La racine ressemblait au beau petit corps de Mani la Blanche. On l’appela maniocmani-oc.
Notes de bas de page
1. Santarem était la ville la plus importanteest la ville la plus considérable de la province de Para, après Belem, le chef-lieu. Elle comptait de cinq à six mille habitants et se situeElle a de cinq à six mille habitants, et est situéeExplication : La population historique reste un chiffre historique ; la localisation conserve son sens. sur la rive droite du Tapajoz, près du confluent de cette rivière avec l’Amazone. C’est un ancien campement des Indiens Tapajoz.