Se connecter

Connectez-vous gratuitement à OpenClassics pour profiter de la fonction de marque-page automatique : les contes s’ouvrent au dernier passage lu.

Reprendre votre lecture ?

Une position de lecture est enregistrée pour ce texte.

Princes et princessesSorcières et sorciersHistoires d’amour

Raiponce

Raiponce vit enfermée dans une tour sans porte ni escalier. Pour monter jusqu’à sa fenêtre, il faut grimper le long de ses cheveux. Une sorcière la garde à l’écart du monde, jusqu’au jour où un prince entend son chant. Leur rencontre secrète lui donne l’espoir d’une autre vie. Dans ce conte des frères Grimm, une simple voix qui s’échappe d’une tour devient le début d’une grande aventure.

Trois Romances, op. 28 — no 2

Robert Schumann
Version du texte
Illustration

Il était une fois un mari et son épouse, qui souhaitaient depuis longtemps avoir un enfant. Un jour enfin, la femme eut l’espoirla femme caressa l’espoir que le Bon Dieu exaucerait ses vœux.

Ces gens avaient à l’arrière de leur maison, une petite fenêtre depuis laquelle ils pouvaient apercevoir un splendide jardin où poussaient les plus belles fleurs et les meilleures plantes médicinales.les meilleures simples ; Mais le jardin était entourémais il était entouré d’un haut mur et personne ne s’y risquait car il appartenait à une puissante magicienne que tous craignaient.

Un jour, la femme se tenait devant la fenêtre et regardait dans le jardin. Là elle vit un carré de terreune plate-bande où poussaient de belles raiponces qui paraissaient si fraîches et vertes qu’elle eut une grande envie d’en manger.

L’envie grandissait chaque jour et comme elle savait qu’elle ne pourrait pas en avoir, elle dépérissait, pâlissait et prenait un air de plus en plus misérable.

Alors le mari prit peur et demanda :

— Qu’est-ce qui te manqueQue te manque-t-il ma chère épouse ?

— Hélas, répondit-elle, si je ne peux manger de ces raiponces du jardin derrière notre maison, alors je mourrai.

L’homme qui aimait sa femme pensa :

— Eh, laisseras-tu ton épouse mourir ? Va lui chercher des raiponces quoi qu’il puisse t’en coûterquoiqu’il put t’en coûter.

À la tombée de la nuitLorsque le crépuscule fut arrivé, il escalada le mur du jardin de la magicienne, cueillit rapidement une pleine poignée de raiponces et les rapporta à son épouse. Elle s’en fit aussitôt une salade et la mangea d’un coup avidement. Elles lui plurent tant que le jour suivant, elle en eut encore trois fois plus envie. Pour la calmer, l’homme dut encore une fois escalader le mur du jardin. Il le fit à nouveau au crépuscule. Mais tandis qu’il grimpait au mur il fut brusquement effrayé car il aperçut la magicienne qui se tenait devant lui.

— Comment peux-tu te risquer, dit-elle avec un regard plein de colèreavec un regard plein de courroux, à pénétrer dans mon jardin et à me voler mes raiponces comme un brigand ? Tu vas être puni !

— Hélas, répondit-il, ayez pitié de moi et soyez justefaites moi grâce et justice. Je ne l’ai fait que par nécessité. Mon épouse a vu vos raiponces depuis notre fenêtre et elle en eut une telle envieelle en conçut une telle envie qu’elle serait morte si elle n’avait pas pu en manger. La magicienne se calma alorslaissa alors tomber son courroux et lui dit :

— Prends-en autant que tu voudras, je ne pose qu’une conditionj’y mets seulement une condition :

— Tu dois me donner l’enfant que ta femme mettra au monde. Il sera bien traité et je m’en occuperai comme une mère.

Par peur, l’homme accepta tout. Quelques semaines plus tard, sa femme accoucha. La magicienne apparut aussitôt, donna le nom de Raiponce à l’enfant et l’emmena avec elle.L’homme par peur acquiesça à tout, et lorsque après quelques semaines sa femme accoucha, apparut immédiatement la magicienne, qui donna le nom de Raiponce à l’enfant et l’emmena avec elle.

Raiponce devint la plus belle enfant qui soit. Lorsqu’elle eut douze ans, la magicienne l’enferma dans une tour qui se dressait dans une forêt et qui ne possédait ni escalier ni porte ; seule une petite fenêtre s’ouvrait tout en hautseule tout en haut, s’ouvrait une petite fenêtre.

Quand la magicienne voulait entrer, elle se tenait au bas et appelait :

— Raiponce, Raiponce, dénoue et lance vers moi tes cheveux ! Raiponce avait de longs et splendides cheveux fins et filés comme de l’or. Lorsque la voix de la magicienne lui parvenait, elle dénouait ses nattes, les passait autour d’un crochet de la fenêtre et les laissait tomber vingt pieds plus bas. Grâce à ses cheveux,Ainsi grâce à ceux-ci la magicienne pouvait grimper dans la tour.

Deux ans passèrent. Un jour, le fils du roi, qui chevauchait dans ces bois, passa près de la tour.Une paire d’années passa lorsque le fils du roi qui chevauchait par ces bois vint à passer près de la tour. Il entendit un chant qui était si doux qu’il s’arrêta et écouta. C’était Raiponce, qui dans sa solitude passait le temps en chantant et faisait résonner sa douce voix. Le fils du roi voulut monter auprès d’elle et chercha une porte : mais il n’en trouva aucune. Il s’en retourna alors chez lui. Mais le chant l’avait tellement ému, que chaque jour il partait pour les bois pour l’écouter. Une fois alors qu’il se tenait sous un arbre, il vit la magicienne venir et il l’entendit appeler :

— Raiponce, Raiponce, dénoue et lance vers moi tes cheveux !

Alors Raiponce laissa tomber ses tresses et la magicienne grimpa jusqu’à elle.Alors Raiponce laissait tomber ses tresses et la magicienne grimpait à elle.

— Voilà donc l’échelle qui permet d’entrer ! Je veux moi aussi tenter ma chance.Est-ce l’échelle par laquelle on y parvient, alors je veux aussi une fois tenter ma chance.

Et le jour suivant, à la tombée de la nuit, il alla vers la tourtandis que le crépuscule pointait, s’en alla-t-il vers la tour et appela :

— Raiponce, Raiponce, dénoue et lance vers moi tes cheveux !

Aussitôt, les cheveux tombèrentla chevelure chut et le prince escalada la tour.

Au début Raiponce fut terrifiée de voir un homme arriver auprès d’elle : elle n’en avait jamais vufut horriblement effrayée qu’un homme vint jusqu’à elle alors qu’elle n’en avait jamais vu un de ses yeux. Aussi le prince commença à lui parler amicalement et lui raconta que son chant lui avait tant touché le cœur qu’il ne pouvait plus trouver le repos. Il devait absolument la rencontrerson cœur avait été si profondément ému par son chant qu’il ne l’avait plus laissé en paix et que lui même se devait de la rencontrer.

Raiponce se sentit rassurée. Le prince lui demanda si elle voulait l’épouser. Elle vit qu’il était jeune et beau.Raiponce se sentit rassurée et tandis que le prince lui demandait si elle souhaitait l’avoir pour époux elle vit qu’il était jeune et beau. Elle pensa alors :

— Il m’aimera plus que la vieille Gotel. Elle lui dit « oui »Il préfère m’avoir plutôt que la vieille Gotel, et lui dit « oui » et mit sa main dans la sienne. Elle prononça ces mots :

— Je veux bien venir avec toi mais j’ignore comment descendre. Lorsque tu viendras, apporte un paquet de fils de soie. J’en ferai une échelle et, lorsqu’elle sera prête,un écheveau de soie dont je ferai une échelle et lorsqu’elle sera prête, je descendrai pour que tu m’emportes sur ton cheval.

Ils décidèrent qu’il viendrait la voir tous les soirs, car la vieille venait pendant la journée.Ils convinrent qu’il viendrait à elle tous les soir : car le jour venait la vieille. La magicienne n’en remarqua rien, jusqu’au jour où Raiponce lui ditjusqu’à ce qu’un jour Raiponce lui parla :

— Dites-moi, Madame Gotel, pourquoi êtes-vousDites moi Madame Gotel, comment se peut-il que vous soyez plus lourde à soulever que le jeune prince qui en un instant est auprès de moi ?

— Ah, enfant sans DieuHélas enfant impie ! s’exclama la magicienne, Qu’est-ce que j’entends ?Que dois-je écouter ; Je pensais t’avoir miseje pensais t’avoir mise à l’écart du monde et tu m’as trahie ! Dans sa colère, elle attrapa les cheveux de Raiponce et lui donna deux claques de la main gauche. De la main droite, elle saisit des ciseaux. En un clin d’œil, les tresses tombèrent sur le sol.Dans sa colère elle attrapa la chevelure de Raiponce, lui envoya une paire de claques de sa main gauche, attrapa de sa main droite une paire de ciseaux et en un clin d’œil les tresses furent étalées sur le sol. Elle fut tellement sans pitié que Raiponce fut exilée dans une contrée désertique où elle dut vivre dans les privations et le chagrindans la privation et la peine.

Le jour même où Raiponce fut bannie, la magicienne accrocha les tresses à la fenêtre et lorsque le prince arriva et appela :

— Raiponce, Raiponce, dénoue et lance vers moi tes cheveux !

Elle laissa tomber les cheveux.Elle laissa choir les cheveux. Le prince monta. À la place de sa chère Raiponce, il trouva la magicienneLe prince monta mais ne trouva pas sa chère Raiponce mais la magicienne qui lui jeta un regard méchant et empoisonné.

— Ahah ! ricana-t-elle tu viens chercher ta bien-aimée, mais le bel oiseau n’est plus au nid et ne chante plus, le chat l’a emporté et il va aussi t’arracher les yeuxil va de plus t’arracher les yeux. Raiponce est perdue pour toi, tu ne la reverras plus jamais !

Le prince sentit la douleur l’envahir et de désespoir, bondit par la fenêtre. Il survécut mais les épines du bosquet dans lequel il tomba lui crevèrent les yeux. Il erra, aveugle, dans la forêt et ne mangea que des racines et des baies. Il ne faisait que pleurer et souffrir d’avoir perdu sa chère fiancée.Il erra aveugle dans la forêt ne mangea que racines et baies et il ne fut plus que pleurs et peines de la perte de sa chère promise.

Il se traîna ainsi quelques années misérablement et atteignit finalement la contrée déserte où Raiponce survivait péniblement avec les jumeaux qu’elle avait mis au monde, un garçon et une fille. Il entendit une voix, qui lui sembla familière. Il s’approcha et Raiponce le reconnut. Elle se jeta à son couRaiponce le reconnut, elle se pendit à son cou et se mit à pleurer.

Deux de ses larmes tombèrent dans ses yeux et il retrouva ainsi la vueil recouvra ainsi la vue qu’il avait perdue.

Il l’emmena dans son royaume où il fut accueilli avec joie. Ils y vécurent longtemps heureux et sereins.

Quizz

Question 1 / 5

Quelle substance compose principalement les cheveux ?