La Fête au ciel
Le Crapaud et l’Urubu sont invités à une fête dans le ciel. L’oiseau se moque de son compagnon, qui marche si lentement. Mais le Crapaud a une idée pour participer au bal.
Content warning: Ce conte comporte une chute violente et des blessures. Une illustration montre un animal mort.
Quebra-Cabeças — The Puzzle
Un autre jour, le Vautour noir fut invité avec le Crapaud à une fête au ciel. Pour se moquer, le Vautour alla trouver le Crapaud et lui dit : — « Eh bienHé bien ! compère Crapaud, je sais que vous allez au ciel ; si nous y allions ensemblesi nous y montions de compagnie ? » — « Je suis prêt à vous suivre, mon ami ; mais allez chercher votre guitareviole. » — « Et vous, dit le Vautour, prenez votre tambourintambour de basque... »
Le jour convenuAu jour dit, le noir Vautour se présenta chez le Crapaud, qui le reçut très bien et le fit entrerle fit rentrer pour voir sa commère et ses filleuls. Tandis que le Vautour causait avec la femme et les enfants, le Crapaud lui cria du seuil de la porte :
— Vous savez, je marche très lentementje marche très doucement. Permettez-moi de partir avant vous. Et il se faufila dans la guitare et s’y blottit très tranquillement. Bientôt après, l’Urubu prit congé de la dame et des enfants, prit sa guitarepassa sa guitare, et se mit en route pour le ciel. En y arrivant, on l’interrogeail fut questionné. On lui demanda des nouvelles du Crapaud.
— Quelle plaisanterie ! répondit-il, est-ce que vous croyez que ce jeune homme peut se permettre d’aussi longues promenades ? Il peut à peine se traîner sur la terre, comment voulez-vous qu’il s’aventure à travers les airs ?
À ces mots il déposa sa guitare et s’en alla manger.
Lorsque tout le monde fut à table à boire et à manger, le Crapaud sauta hors de la guitare sans être vu, et s’écria :
— Me voici !
Étonnement de l’assemblée. On se mit à danser et à s’amuser.
Le bal fini, tout le monde se retira. Le Crapaud, voyant le Vautour distraitLe Crapaud voyant le Vautour distrait, se glissa de nouveau dans la guitare. L’Urubu se mit en route. À un certain endroit, le Crapaud remua. Le Vautour, sans bruit, retourna sa guitare et la vida. Le Crapaud tomba du cieltomba des nues.
— Retirez-vous, pierres et rochers, criait-il en approchant de terre, ou je vous écrase !
— Pas de danger, répliquait l’Urubu moqueurgouailleur, vous savez trop bien voler.
Ce qui n’empêcha pas le Crapaud de tomber lourdement et de se blesser. Voilà pourquoi il a le dos tout bosselé et la peau pleine de marquesCe qui n’empêcha pas le Crapaud de s’aplatir et de s’endommager considérablement. Voilà pourquoi il a le dos tout bossué et la peau couverte de plaiesExplication : Les détails de l’écrasement et des plaies sont adoucis pour les enfants. La chute, la blessure et l’explication légendaire de sa peau restent présents.1.
Notes de bas de page
1. J’ai recueilli la première de ces versionsleçons dans l’Amazonie. La seconde est donnée par M. S. Roméro.