Le Mariage de la souris
Dans une famille de souris, on prépare le mariage de Foukoutarō et d’Hatsouka. Cadeaux, vêtements, cortège et cérémonie : ce petit récit japonais suit les préparatifs d’une fête où chaque détail compte.
Omoigawa — River of Memory
Il y a bien longtemps vivait une souris blanche nommée Kanémotsi, servante de Dai kokou, dieu de la richesse. Sa femme s’appelait Onaga. Tous deux, Kanémotsi et Onaga, étaient très discrets.Tous deux, Kanémotsi et Onaga étaient très-discrets. Jamais, de jour comme de nuit, ils ne s’aventuraient au salon ou dans la cuisine. Ils vivaient ainsi dans une grande tranquillité, à l’abri du danger que représentait le chat.Jamais, pendant le jour ni pendant la nuit, ils ne s’aventuraient au salon ou dans la cuisine, et ils vivaient ainsi dans une grande tranquilité à l’abri de tout danger du chat. Leur fils unique, Foukoutarō, était lui aussi d’un caractère aimable.Leur fils unique, Foukoutarō était, lui aussi, de dispositions aimables. Quand il fut en âge de se marier, ses parents songèrent à lui trouver une femme, à lui transmettre leurs biens et à prendre leur retraiteà se retirer. Par bonheur, un de leurs proches, nommé Tsioudayou, avaitun de leurs parents, nommé Tsioudayou avait une charmante fille nommée Hatsouka.
Un intermédiaire fut immédiatement chargé de discuter avec Tsioudayou pour organiser le mariage.Un intermédiaire fut immédiatement chargé des négociations et de s’entendre avec Tsioudayou pour le mariage. Quand les jeunes gens furent autorisés à se voir, tous deux acceptèrent, et des cadeaux furent échangésaucun d’eux ne fit objection et des présents furent échangés.
Le fiancé envoya les cadeaux habituels pour cette occasionles objets usités en pareil cas : un obiune obi ou ceinture, de la soie, du coton, une bonite séchée, de la pieuvre séchée, de la toile blanche, des herbes marines et du saké ou vin de riz.
La fiancée envoya de son côté : un manteau en lin, de la bonite et de la seiche séchéesde la sèche desséchées, de la toile blanche, des herbes marines, du poisson et du saké. Cet échange de cadeaux confirmait la promesse de mariage. ; indiquant par ce retour de présents la promesse de mariage.
Un jour considéré comme favorableUn jour faste fut alors choisi et tout fut préparé pour conduire la fiancée à sa nouvelle maison. Ses vêtementsnouvelle demeure ; ses vêtements et son trousseau furent achetés ainsi que les différents objets dont elle pouvait avoir besoin. Tsioudayou était ainsi très occupéfort occupé par ce mariage.
De leur côté, les parents d’Hatsoukad’Hatsouke firent noircir les dents de leur fille pour montrer qu’elle n’épouserait pas un second mari. Ils lui apprirent aussi ses devoirs envers son mari : elle devait lui obéir, respecter son beau-père et aimer sa belle-mère.afin qu’elle indiquât bien qu’elle n’épouserait pas un second mari ; ils lui apprirent aussi ses devoirs envers son mari, lui dirent qu’il fallait lui obéir, être pleine de respect pour son beau-père et aimer sa belle-mère.
Kanémotsi nettoya sa maison à l’intérieur et à l’extérieur et fit tous les préparatifs nécessaires pour la cérémonie du mariage. Il réunit ses amis et envoya ses serviteurs à la rencontre de la fiancée de son fils. Il leur ordonna d’annoncer son arrivée pour que tout soit prêt à la recevoir.Kanémotsi nettoya sa maison à l’intérieur et à l’extérieur, fit tous les préparatifs nécessaires pour la cérémonie du mariage, assembla ses amis et envoya ses serviteurs à la rencontre de sa fiancée, et donna l’ordre d’annoncer sa venue afin que tout fut prêt pour la recevoir.
Bientôt la fiancée arriva dans son palanquin, une chaise transportée par des porteurs. Ses caisses la précédaient et un long cortège de serviteurs l’entourait.Bientôt la fiancée vint dans son palanquin avec ses caisses qui la précédaient et un long cortège de serviteurs l’entouraient.
Kanémotsi alla jusqu’à la portesortit jusque sur la porte pour la recevoir et la conduisit dans la salle de réception. À un signal de l’intermédiaire, le fiancé et la fiancée échangèrent trois tasses de saké pour sceller leur mariage. Ils burent tour à tour trois fois dans chaque tasse.A un signal de l’entremetteur, le fiancé et la fiancée, afin de consacrer le lien du mariage, échangèrent trois tasses de saké, buvant trois fois de chaque tasse, tour à tour.
Puis, à leur tour, les invités échangèrent des tasses avec la fiancée pour montrer leur attachement, et le mariage fut ainsi célébréle mariage fut ainsi consommé.
Peu de temps après, la fiancée, accompagnée de son mari et de ses beaux-parentsses beaux parents, alla visiter son père et sa mère. Dans la soirée elle retourna chez son mari. Elle vécut en très bonne harmonieen très-bonne harmonie avec ses beaux-parentsses beaux parents, contente, heureuse et prospère, ce dont il faut la féliciter chaleureusementce dont elle doit être grandement félicitée.